Journées 2021

Journées Pavie : 1er et 2 Octobre 2021 :

Les Pavie, pionniers du journalisme :

une famille angevine aux origines de la presse

Famille d’imprimeurs durant trois générations, auteurs d’articles, de reportages, de critiques et de récits de voyage, éditeurs officiels et indépendants, créateurs de revue ou d’ouvrages hors du commun, les Pavie ont marqué de leur nom l’histoire de la presse ; ils ont contribué à l’invention du métier de journaliste et accompagné l’émergence de ce quatrième pouvoir.

AXES :

Louis Pavie, maire-adjoint et co-auteur de la (re)naissance de l’Académie d’Angers sous le titre de « Société d’Agriculture, des Sciences, et des Arts d’Angers », a surtout été imprimeur-libraire (le double brevet étant une reconnaissance de la part des autorités), « imprimeur du roi » (titre honorifique), « lithographe » (preuve d’une confiance accrue, vu le pouvoir de l’image) et directeur des Affiches d’Angers, journal qu’il rachète et modernise. Il contribua grandement au développement intellectuel local en fondant un supplément littéraire de qualité à son journal.

Victor Pavie a succédé à son père dans la conduite des activités d’édition ainsi qu’à la direction des Affiches d’Angers. Il a rédigé de nombreux textes, défendant notamment le romantisme dans une province peu ouverte à la révolution littéraire. Il a également écrit des récits de voyages, dirigé une revue locale éphémère et signé des articles ou des critiques artistiques. En tant qu’éditeur, il a pris le risque de republier le poète Joachim Du Bellay alors tombé dans l’oubli ou un contemporain « maudit » Aloysius Bertrand, considéré depuis comme l’inventeur du poème en prose.

Théodore Pavie, grand voyageur et orientaliste érudit, a livré de très nombreux articles, contes et études issus de ses périples en Amérique du Nord, du Sud, en Égypte, en Inde et ailleurs dans des revues prestigieuses comme La Revue des Deux Mondes ou Le Journal Asiatique. Ses textes furent écrits à son retour ou bien directement sur place. Pressenti un moment pour reprendre l’imprimerie familiale, il préféra poursuivre une carrière scientifique. Ses précieux reportages (écrits et dessinés) témoignent de la réalité de son temps et font parcourir à ses lecteurs des milliers de kilomètres.